Signes et merveilles aujourd’hui

par | Résister et Construire - numéro 15

John Wimber et la Troisième vague

Les idées de la « Troisième vague »

Vous avez sans doute entendu parler de John Wimber ou de la « troisième vague ».

La première vague serait celle de l’effusion du Saint-Esprit au début du 20 siècle lors des réveils pentecôtistes ; la deuxième se serait manifesté par le mouvement charismatique de la fin des années 60 et des années 70 alors que la troisième sera constituée, nous affirme-t-on, par la nouvelle spiritualité évangélique des années 90.

De quoi s’agit-il ? La « troisième vague » reprend certaines idées des deux précédentes, mais s’en distingue par l’accent plus marqué mis sur la puissance du Saint-Esprit en ce qui concerne la guérison des maladies physiques ou psychologiques, la confrontation avec les puissances sataniques, l’exorcisme et la prophétie.

Ces particularités sont longuement développées dans deux ouvrages signés John Wimber, l’évangéliste-phare de cette « troisième vague » : Allez… évangélisez et Allez… guérissez.

1. Évangéliser avec puissance ?

Pourquoi les églises évangéliques stagnent-elles ou croissent-elles si lentement en Europe ou aux États-Unis, alors que le christianisme explose dans le tiers-monde ?

Réponse : parce que notre conception de l’évangélisation insiste sur les programmes plutôt que sur la puissance. Or, pour les adeptes de la « troisième vague », la mise en œuvre de programmes destinés à faciliter l’annonce de la Parole ne constitue que la moitié du travail.

L’évangélisation de Jésus et des apôtres a été puissante ; il faut que notre évangélisation aujourd’hui revête le même caractère. La Parole doit être accompagnée de « signes et de merveilles » qui manifestent avec évidence la puissance de l’Esprit et fassent du surnaturel un élément normal de la vie du chrétien.

La simple prédication de l’évangile appartient au domaine du « naturel » ; l’évangélisation accompagnée de dons spirituels met en valeur le caractère « surnaturel » du message. Les signes miraculeux sont nécessaires ; ils prouvent la présence de l’Esprit et éliminent le doute.

2. Évangélisation et combat spirituel

Pourquoi cette puissance est-elle nécessaire ? Parce que les chrétiens sont impliqués dans une lutte cosmique entre le royaume de Dieu et le royaume de Satan. Pour la « troisième vague », l’évangélisation a pour but l’expulsion de Satan du territoire qui appartient à Christ.

Un grand combat est ainsi engagé et la puissance de l’Esprit est nécessaire pour chasser les puissances démoniaques. L’ignorance, les idéologies non chrétiennes, l’incroyance, la maladie et les péchés « conventionnels » sont autant de manifestations de la puissance de Satan dans le monde ou dans nos vies, qu’il faut anéantir par une force supérieure. C’est pourquoi, dans un souci d’efficacité, les chrétiens se doivent-ils de savoir comment s’approprier la puissance du Saint-Esprit. Autrement ils sont comme des soldats qui vont à la guerre sans armes.

3. Signes et merveilles

Une des plus grandes erreurs relatives à l’œuvre du Saint-Esprit aurait été de penser, dans l’Église, que le « miraculeux » a disparu à la fin de l’âge apostolique.

La « troisième vague » affirme, au contraire, que de même que l’œuvre de Jésus s’est continuée dans celle des apôtres, de même l’œuvre de ceux-ci peut se poursuivre en nous. Le développement du royaume de Dieu tout au long de l’histoire jusqu’à la victoire finale de Christ s’accomplit par le renversement de la puissance de Satan.

Les signes et les merveilles, manifestations de la puissance de l’Esprit, sont donc encore actuels et pour tous les chrétiens.

4. Le miraculeux et la libération

L’influence de Satan, directe ou indirecte, serait plus étendue qu’on ne l’admet généralement. En affirmant ceci, la « troisième vague » n’a pas tort.

La théologie libérale, en réduisant Satan et son influence au domaine du mythe, a rendu de grands services à l’adversaire.

Aussi, pour la « troisième vague », différentes formes de ministères sont-elles données, par l’Esprit, pour accomplir des libérations partout où Satan a laissé ses traces.

La maladie est considérée comme « une extension et un effet du péché, donc d’origine mauvaise, représentant le royaume de Satan. » (Allez… guérissez, p. 53). Les guérisons sont le fait d’ « équipes » aux dons particuliers, formées pour utiliser la puissance de l’Esprit contre la maladie.

La « guérison intérieure » cicatrise les douleurs profondes des souvenirs du passé. En imaginant Jésus présent dans la situation où le mal a été fait, on reçoit le pardon et l’amour qu’il apporte.

A l’intention des personnes possédées par le diable, il existe un ministère de combat contre Satan et d’exorcisme. Les chrétiens aussi peuvent être « démonisés », c’est-à-dire soumis à l’influence d’esprits mauvais, mais sans être dominés par eux. Ces liens peuvent être déliés.

Autre signe fondamental de tous ces ministères : le don de la « parole de connaissance » où de discernement des esprits, qui permet de déchiffrer, par intuition, quel est le problème caché de telle ou telle personne : la maladie, la démonisation ou son péché non-dit.

5. Les évolutions de John Wimber

Dans le journal de son Église (Equipping the Saints, hiver 1989), John Wimber évoque l’évolution enregistrée par son ministère.

Sa recherche spirituelle a commencé par la découverte des dons spirituels et le parler en langues, puis par la louange et l’adoration, ensuite par la guérison et la « parole de connaissance ». Wimber avoue avoir peiné des mois avant de « faire » sa première guérison.

« Après tous ces mois de désespoir… je ressentis l’euphorie… On en a une ! » (Allez… guérissez, 68)

Par la suite, et depuis peu, l’accent semble être mis sur la prophétie au sens large. Dans des conférences du mouvement Wimber, on peut entendre dire que le Seigneur est en train de susciter des prophètes appelés à préparer le retour du Christ, inaugurant ainsi une nouvelle époque apostolique, par l’établissement de « la super-église des derniers jours pour la génération Oméga ». Un de ces groupes de prophètes est celui de Kansas City que décrit le livre du pasteur anglican David Pytches : Some said it thundered (Hodder, 1990).

6. Le “toujours nouveau”

Cette sorte d’évolution spirituelle est typique de la soif de nouveautés qui caractérise, en général, notre génération médiatisée où l’on passe rapidement d’une information ou d’une expérience à une autre.

Autour de nous, on a vu se succéder les modes d’expériences au fil des années : la louange collective, le parler en langues, les groupes de dynamique spirituelle, la pratique du jeûne, la guérison intérieure, etc.

Il importe vraiment d’avoir le « don de discernement des esprits », car de puissantes langues profèrent de puissants mensonges, et les chemins de la désillusion et des déceptions sont larges et fleuris…

B. Que penser du mouvement des signes et merveilles ?

Le témoignage de John Wimber est très touchant : comment le promoteur du groupe rock des années 60, les Righteous Brothers, a-t-il été trouvé par la grâce de Dieu est-il devenu l’évangéliste que nous connaissons ? Aucun chrétien engagé ne peut rester indifférent face à la sincérité de Wimber et à son désir de servir le Seigneur selon l’enseignement de l’Écriture.

Les remarques critiques qui suivent n’ôtent rien à la réalité que Wimber a fait du bien à beaucoup de personnes sur le plan spirituel et qu’il est un instrument dont le Seigneur se sert.

Wimber estime que les chrétiens ne devraient pas se contenter d’affirmer que Dieu est tout-puissant. Ils devraient aussi laisser agir cette puissance sur tous les aspects de leur vie et cela par l’exercice des dons qu’ils ont reçus. Il a raison. Chaque chrétien devrait permettre à l’Esprit d’agir avec puissance dans sa vie et dans son témoignage. Autrement, il vit en deçà de ce que Dieu souhaite pour son peuple. Voilà pourquoi bien des chrétiens déçus dans leur attente par les églises accueillent Wimber comme la solution à leurs problèmes.

Pourtant la vraie question n’est pas de savoir si Dieu peut faire intervenir le surnaturel dans des guérisons, des prophéties ou des miracles qui manifestent son royaume ; tout chrétien, libre du rationalisme matérialiste de notre temps, en est convaincu. Il convient plutôt de se demander si, dans son plan de salut et de rassemblement de son peuple, Dieu veut agir ainsi aujourd’hui. John Wimber répond positivement à cette question, alors que la majorité des « évangéliques » y ont toujours répondu par la négative.

La démarche de Wimber et de la « troisième vague » appelle plusieurs réserves.

1. Puissance et proclamation

Selon Wimber, si Paul n’a pas rencontré le succès à Athènes, cela vient de ce qu’il s’est contenté d’annoncer l’Évangile. A Corinthe, par contre, il a jumelé sa proclamation à une démonstration de la puissance et il a obtenu un tout autre résultat (Actes 17 et 18).

Le bien-fondé biblique de cette thèse est, à tout le moins, douteux ; mais on voit ainsi que, pour Wimber, les signes sont nécessaires si l’on veut relever le défi de l’évangélisation mondiale.

Le problème, ici, est l’opposition qui est faite entre proclamation (l’annonce « naturelle ») et la puissance (les signes), opposition qui n’est pas biblique. Dans la Bible, la puissance de Dieu revêt des apparences de faiblesse. Elle est rarement une manifestation brutale. La chair faible et méprisable de Jésus voile sa divinité ; la faiblesse de la croix et sa mort dissimulent l’efficacité de son offrande pour les siens. L’Évangile est folie pour les incroyants mais puissance de Dieu pour ceux qui croient. Les serviteurs de Dieu sont des humains imparfaits et faillibles que l’Esprit arme pour annoncer l’Évangile. Dieu appelle ceux qui « ne sont pas » pour en faire son peuple.

La parole dite, proclamée, prêchée, n’est donc pas puissante de façon visible ; elle est pourtant la puissance de Dieu pour sauver ceux qui croient. Sa puissance vient de l’Esprit qui œuvre avec elle et par elle. Elle est réellement puissante malgré les apparences (voir Rom. 1:16-17 ; 1 Cor. 1 : 21,24).

Nous refusons que des signes soient nécessaires pour valider l’annonce de l’Évangile. L’admettre revient à minimiser la Parole et vouloir que l’action secrète de l’Esprit soit éclatante.

2. Le combat spirituel

John Wimber présente la lutte pour les âmes, aujourd’hui, comme un corps à corps avec Satan ; l’enjeu de cette bataille appartient au Temps présent. Il faut vaincre Satan maintenant.

Dans cette perspective, il est porté atteinte à la victoire que Christ a remportée définitivement sur Satan par la mort sur la croix et au tombeau vide et, par là, à la résurrection. C’est alors, à cette période précise de l’histoire, que le pouvoir de Satan a été anéanti et que la mort a été vaincue. Le combat d’aujourd’hui n’est que le reflet d’une victoire déjà gagnée (voir Luc 11:20-22 ; Jean 12:31, 16:7 ; Héb. 2:8, 14-16, etc.). Satan ne peut plus rien contre les enfants de Dieu qui ont été, par la foi, unis à Christ dans sa victoire.

La position de Wimber n’accorde pas à la croix la place centrale qui est la sienne et elle tend à conférer une puissance exagérée à Satan, dont la présence devient envahissante. Les chrétiens, souffrant consciemment de difficultés spirituelles, peuvent être trompés et imputer à l’influence de Satan tout ce qui leur arrive.

3. Les Mêmes signes que les apôtres

John Wimber affirme que la puissance de l’Esprit permet d’accomplir, de nos jours, les mêmes miracles et les mêmes signes que firent les apôtres et ainsi de continuer leur travail. Il accuse de rationalisme ceux qui croient à la cessation des dons spéciaux de l’époque apostolique. Un de ses collaborateurs qualifie même de “doctrine démoniaque” une telle conviction.

Pourtant la plupart, ou presque, des chrétiens « évangéliques » sont « cessationnistes » dans un certain sens : pour eux, le ministère d’apôtre n’existe plus dans l’Église depuis la mort du dernier apôtre. Reste la question de savoir si les dons attachés à la personne des apôtres pour fonder l’Église ont disparu avec eux.

Wimber répond non ; pour lui, les signes et les dons sont, aujourd’hui, les mêmes qu’à Jérusalem et à Corinthe. Cette position est faible pour trois raisons :

  • D’abord, personne n’accomplit, de nos jours, tous les signes et les miracles qu’ont accomplis Jésus et les apôtres. Qui, parmi les “prophètes” du 20 siècle, multiplie les pains et les poissons, marche sur l’eau, sort miraculeusement de prison ou ressuscite les morts ? Qui ose condamner à mort, comme Pierre l’a fait avec Elymas (Actes 13:11) ? Les signes d’aujourd’hui ne sont donc les mêmes ni en nombre, ni en qualité.
  • Même question au sujet de l’efficacité des demandeurs modernes de miracles. Le taux de réussite de Jésus, comme aussi des apôtres après la Pentecôte, était de 100 %. Wimber, lui, reconnaît que la plupart des « cas » pour lesquels il prie ne sont pas guéris par son ministère, mais il préfère guérir seulement quelques personnes plutôt qu’aucune. S’agit-il alors de la même puissance ?
  • Enfin, les quelques guérisons obtenues lors des campagnes de Wimber concernent, en général, les « maladies » appelées psycho-somatiques (maladies nerveuses) ou les malaises vagues (migraines, maux de dos, de nuque, de genou, jambe plus longue que l’autre, etc.). La cécité, le mongolisme infantile ou les paralysies résistent vigoureusement. Wimber a admis avoir « prié sur » 200 enfants mongoliens et n’avoir enregistré une amélioration légère que dans un seul cas !

4. Conviction par démonstration

Les « signes et merveilles » impressionnent les non-croyants, estime Wimber, et les rendent susceptibles de recevoir l’Évangile.

Possible. Mais cette pratique, loin de combattre l’esprit du siècle, en satisfait un des désirs : la soif du merveilleux. Il suffit de penser aux signes plus “grands” observés dans d’autres religions et aux guérisons plus spectaculaires que celles de Wimber qui se produisent en dehors du christianisme. Citons les noms d’Edgar Cayce, d’Arigo au Brésil et les guérisseurs des Philippines qui, en recourant à l’occultisme, ont obtenu des « guérisons » et des « paroles de connaissance » plus spectaculaires que celles des milieux chrétiens. Lors de la Coupe du monde, l’équipe anglaise a fait venir une “guérisseuse” (non chrétienne) pour soigner la jambe de son capitaine qui, après quatre heures d’imposition des mains, a pu être sélectionné !

La guérison intérieure et extérieure est un des thèmes « bateaux » du mouvement intitulé le Nouvel Age. Ne nous imaginons donc pas qu’elle va nécessairement convaincre de la véracité du christianisme ! Rien n’est moins sûr. Une des raisons de l’attrait de Wimber est qu’il va dans le sens d’un courant à la mode : celui du paranormal. Il semble que certains chrétiens ont besoin de croire à l’existence des « signes » comme les païens croient à celle des extra-terrestres !

5. La cessation des dons spéciaux

Jusqu’au 20 siècle, les grands réveils et les renouveaux dans l’histoire de l’Église, y compris la Réforme, le Réveil du 18 siècle et les missions du 19 siècle, se sont produits sans manifestation de « signes et merveilles », et des millions de personnes ont trouvé Jésus-Christ. Pourquoi le Saint-Esprit a-t-il laissé son peuple si longtemps sans ces dons si ceux-ci sont essentiels à une vie chrétienne saine ?

La réponse est dans l’Écriture qui montre que certains dons de révélation par inspiration, prophétie, parler en langue ou rêve, ont été temporaires et donnés pour constituer un peuple nouveau. Les fondations une fois posées, la construction se poursuit de façon différente et ordinaire : le Saint-Esprit a coulé le béton de l’Église, nous construisons, ensuite, avec des briques et du ciment.

Dans l’ensemble de l’Écriture, de tels signes sont sporadiques ; ils surgissent lorsque Dieu agit et intervient pour sauver son peuple. Au sein même du livre des Actes, il est possible de percevoir une diminution nette des signes et miracles extraordinaires entre le début et la fin. Plusieurs passages du Nouveau Testament qui conduisent à cette conclusion doivent être considérés :

    1. Éphésiens 2:20 dit que l’Église universelle a été fondée par les apôtres et que leur travail est terminé (pour la fonction d’apôtre voir 1 Cor. 9:1-2, 15:8 et 2 Cor. 12:12).
    2. Hébreux 2:3-4 indique que le salut a été annoncé par le Seigneur et confirmé par les apôtres qui ont reçu la capacité de faire des miracles. Leur œuvre appartient donc au temps du salut accompli une fois pour toutes. Ce temps se situe dans le passé, au moment où l’Épître a été écrite.
    3. Romains 15:18-20 précise que les signes et merveilles ont leur place dans le ministère spécifique de Paul, apôtre auprès des Gentils, afin de les aider à accueillir son message (voir Gal. 3:2,5).
    4. 2 Corinthiens 12:12 signale que les miracles que Paul a faits à Corinthe sont une preuve de son apostolat. Le livre des Actes montre que ces miracles ont été presque entièrement le fait des seuls apôtres de leur vivant et n’ont jamais constitué un phénomène courant dans les diverses communautés chrétiennes.
    5. Marc 16:15-20 précise que les miracles, y compris les guérisons et les exorcismes, ont confirmé le témoignage des apôtres. Le temps du verbe au verset 20 indique que ces confirmations ont été le fait des apôtres. Ils ont prêché et accompli ces miracles ; tel était leur mandat. Ce texte montre que comme en Matthieu 28:20, les disciples n’ont pas reçu deux mandats mais un seul : celui de prêcher, leur parole étant confirmée par des signes « qui suivaient ». Ceux qui veulent utiliser ce texte pour authentifier des miracles, aujourd’hui, devraient le suivre à la lettre et ne pas oublier de boire des poisons et de montrer leur puissance en saisissant des serpents, comme Paul l’a fait, au lieu d’en sélectionner quelques aspects.

Conclusion

Ces passages et d’autres aussi montrent que les « signes et merveilles » sont liés au ministère des apôtres, choisis comme témoins de la révélation. Ils n’ont pas été donnés, en premier lieu, pour susciter ou approfondir la foi, mais pour manifester que le salut est accompli en Christ et que les apôtres en sont les témoins authentiques.

Nous éprouvons le plus vif respect pour la volonté de John Wimber de servir Jésus-Christ avec efficacité ; son dévouement, sa fidélité, sa ferveur pour le salut des âmes sont remarquables et exemplaires. Néanmoins, nous pensons qu’en ce qui concerne les signes de puissance, Wimber s’écarte de la révélation biblique. Les conséquences de cette erreur peuvent être sérieuses, et font beaucoup de mal…

Paul WELLS[1]

[1]      Paul WELLS est professeur de Théologie systématique à la Faculté libre de Théologie réformée d’Aix-en-Provence. Ce texte, sous une forme légèrement différente, a été publié dans la revue Nuance, Nos. 8/9

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