Critique du Manifeste du Dresde

par | Résister et Construire - numéros 16-17

 Ce document a été mis en circulation par des milieux catholiques dès septembre 1986 pour tenter de convaincre les protestants et les évangéliques de la légitimité du culte marial.

Reproduction du document

Le culte de la Vierge Marie, qui remonte aux premiers temps du Christianisme et qui n’a jamais cessé dans l’Église Catholique, a connu un grand essor après les révélations de Lourdes et de Fatima.

Ces apparitions eurent une résonance mondiale et leur influence atteignit son point culminant dans l’année mariale proclamée par Pie XII.

À Lourdes, à Fatima et en d’autres sanctuaires mariaux, la critique impartiale se trouve en présence de faits surnaturels qui ont une relation intime avec la Vierge Marie, soit à cause des apparitions, soit à cause des grâces miraculeuses demandées et obtenues par son intercession. Ce sont là des faits qui défient toute explication naturelle.

Les miracles

Nous savons, ou du moins nous devrions savoir, que les guérisons de Lourdes et de Fatima sont examinées avec une rigueur toute scientifique par des médecins qui ne sont pas tous catholiques. Nous savons aussi que l’Église catholique laisse passer un laps de temps considérable avant de déclarer miraculeuse une guérison.

Jusqu’à présent, 1200 guérisons opérées à Lourdes ont été reconnues par les médecins comme scientifiquement inexplicables. Mais l’Église catholique n’en a déclaré miraculeuse qu’une soixantaine.

Durant 30 ans, 11 000 médecins sont passés par Lourdes. Tous les médecins ont libre accès au Bureau des Constatations Médicales, sans différence de religion ou d’opinions scientifiques. Une guérison miraculeuse possède donc la plus grande garantie possible.

Réponse divine à l’incrédulité moderne

Quel est le sens profond de ces faits miraculeux dans le plan de Dieu ? Il semble qu’à travers ces faits Dieu veuille répondre d’une manière radicale à l’incrédulité moderne. Comment un incrédule, devant ces faits, pourrait-il persévérer de bonne foi dans son incrédulité ? Un chrétien évangélique aurait-il le droit d’ignorer ces réalités pour la seule raison qu’elles se présentent dans l’Église catholique et non dans sa propre communauté religieuse ? Ces faits ne devraient-ils pas plutôt nous porter à ramener la Mère de Dieu dans l’Église évangélique ?

Dieu seul peut disposer que Marie parle au monde par le moyen d’apparitions… Tous ces faits ne sont-ils pas une preuve irrécusable du rôle décisif que Marie est appelée à jouer aujourd’hui pour notre salut ?…

Retour à Marie

C’est donc un devoir impérieux pour les chefs de l’Église luthérienne et pour les autres communautés chrétiennes d’examiner ces faits et de prendre position en toute objectivité. Ce devoir s’impose d’autant plus que la Mère de Dieu n’a pas été écartée de l’Église Réformée, mais qu’Elle a été chassée seulement après la guerre de Trente Ans et à l’époque des philosophes libres penseurs du milieu du XVIIIe siècle. En étouffant dans les cœurs évangéliques le culte de la Madone, ils ont détruit les sentiments les plus délicats de la piété chrétienne.

Dans son Magnificat, Marie déclare que toutes les générations la proclameront bienheureuse jusqu’à la fin des temps. Nous voyons cette prophétie s’accomplir dans l’Église catholique, en nos jours malheureux, avec plus de force que jamais. Dans l’Église évangélique, cette prophétie est tombée dans un oubli si complet qu’à peine en trouve-t-on quelque trace.

COMMENTAIRE

I.  Sans mettre en doute l’authenticité de cette déclaration il serait utile de savoir où ce texte a été publié, les circonstances et la date de sa formulation, les noms de ses auteurs et la source de la traduction française.

II.  Comme le démontre amplement l’étude d’un théologien catholique intitulée La critique de la dévotion mariale (dans Georges BAVAUD, Le réformateur Pierre Viret (1511-1571). Sa théologie, Labor et Fides, Genève, 1986, 103-114), il est tout à fait faux de prétendre, comme le font nos théologiens allemands (de l’est), que la « Mère de Dieu n’a pas été écartée (des Églises de la Réforme) mais qu’Elle (sic !) a été chassée seulement après la guerre de Trente Ans. » Tout en maintenant le respect qui était dû à Marie comme mère du Dieu fait homme, de Jésus-Christ le Fils éternel de Dieu, la deuxième Personne de la Sainte Trinité, les Réformateurs ont refusé de lui accorder un culte quelconque, qu’il s’agisse de latrie ou de dulie, se fondant pour cela sur la réponse du Christ à Satan qui lui offrait les royaumes de ce monde si le Fils de Dieu lui rendait un culte. La réponse du Christ à Satan, une citation du livre du Deutéronome, exprime un des enseignements les plus importants de toute l’Écriture Sainte :

Retire-toi Satan ! Car il est écrit : Tu adoreras le Seigneur, ton Dieu, et à lui seul, tu rendras un culte. (Matthieu 4:10)

(Voyez à ce sujet les textes suivants : I Samuel 7:3 ; Deutéronome 6:13-17 et 10:20 ; Jean 4:23-24, Apocalypse 14:7 et 22:9).

Le fondement de la foi chrétienne est le culte unique rendu à Dieu, Père, Fils et Saint-Esprit. Pour ce qui concerne le Fils nous adorons uniquement sa divinité, jamais l’humanité qu’il a assumée, ce corps humain dans lequel est incorporée l’Église. Il ressort clairement d’une conférence de Pierre Virion, Le temps de Marie (du 28 août 1982) que le Magister de l’Église catholique attribue des pouvoirs de plus en plus grands à Marie, faisant d’elle, en fait, la quatrième personne de la divinité, usurpant en sa faveur les attributs et les fonctions du Fils de Dieu et du Saint-Esprit. Voyons un peu ce qu’en dit Pierre Virion.

« Après l’Assomption, Elle entre dans la puissance de sa gloire ». Ceci implique sa participation à l’œuvre du salut, son œuvre de médiatrice. C’est elle qui anéantit toutes les hérésies ; elle est le bras droit de la Providence divine manifestant « son action continuelle sur la terre » ; c’est elle qui conduit les hommes à Christ. Elle est dispensatrice des grâces : « Après avoir été associée au mystère de la Rédemption des hommes, Elle est aussi associée à la dispensation des grâces qui, de ce mystère, devait dériver sur tous les temps ; c’est là un pouvoir illimité qui lui est conféré. » (Léon XIII dans l’encyclique Adjutricem populi, du 5 septembre 1895). De son union avec le Christ elle détient une puissance royale « qui l’autorise à distribuer les trésors du royaume de Dieu » (Encyclique Ad cœli Reginam). « Elle se préoccupe de tout le genre humain » (Pie XII). Elle intervient pour sauver l’Église, pour l’étendre. C’est elle qui agit sur la terre au nom de la Providence de Dieu. Les innombrables apparitions de Marie depuis celle de la rue du Bac en 1830 font de notre temps, écrit Virion, Le Temps de Marie. Ces apparitions ne sont rien d’autre qu’une série d’épiphanies mariales. Pierre Virion se garderait bien d’identifier explicitement Marie à Dieu, mais il ne fait que lui attribuer, en suivant le Magister de l’Église romaine, la plupart des attributs de la Trinité.

III. Dans le but de proclamer de manière éclatante la divinité du Fils de Dieu fait homme, et cela, dès sa conception dans le sein de la vierge Marie, Les Conciles d’Éphèse en 431 et de Chalcédoine en 451 appelèrent Marie la mère de Dieu, théotokos. Le but recherché n’était pas de glorifier Marie mais de reconnaître l’entière divinité de Jésus-Christ. Celui qui fut conçu dans le sein de Marie par le Saint-Esprit, Celui qu’elle porta pour le temps de sa gestation, Celui pour lequel elle souffrit les douleurs de l’enfantement, qu’elle allaita et éleva comme garçon et adolescent à Nazareth, n’était personne d’autre que le Dieu Tout-Puissant fait homme. Ce fils de Marie selon la chair était véritablement le Fils éternel du Père, engendré par Lui de toute éternité. Ce faible embryon caché dans le sein de Marie était le Fils de Dieu venu sur terre pour le salut des hommes, et qui, pour la rédemption de son peuple, allait mourir sur la croix infâme, ressusciter le troisième jour et monter corporellement au ciel où il siège dans la gloire en attendant le jour terrible de son retour pour juger les vivants et les morts. Tel était ce fils qu’enfanta Marie. Et l’unique but des Pères d’Éphèse et de Chalcédoine fut de glorifier le Fils de Dieu, le Créateur et le Sauveur, le Seigneur de tous, Roi des rois, deuxième personne de la Trinité, seul Dieu avec le Père et le Saint-Esprit. La gloire de Marie était d’avoir été la servante soumise du Seigneur dont l’exemple nous conduit à imiter son obéissance à son Sauveur et Seigneur.

Le pape Jean-Paul II a la réputation d’exercer une fervente piété à l’égard de Marie. Pour beaucoup de chrétiens évangéliques ceci constitue un obstacle majeur à toute possibilité de réconciliation avec Rome. Chez les libéraux et les modernistes, un tel obscurantisme marial chez un pape, par ailleurs très moderne, dans son action et sa manière d’utiliser les techniques du monde actuel est une pierre d’achoppement insurmontable. Pour beaucoup de catholiques traditionalistes, par contre, la piété mariale du pape les conforte dans leurs erreurs. Mais je crains que ni les uns, ni les autres n’aient compris la nature véritable de la piété mariale de Jean-Paul II. Si l’on examine avec attention les nombreux textes où cette piété s’exprime on pourra remarquer que l’accent des affirmations du pape sur ce sujet ne porte, ni sur la glorification du Fils de Dieu, comme le faisaient les Pères de l’Église ancienne et les Réformateurs, ni, d’abord, sur la glorification de Marie, comme c’est le cas dans la tradition catholique, mais sur la glorification de l’HOMME Jésus-Christ. Pour Jean-Paul II il ne s’agit pas d’abord de l’Incarnation du Fils de Dieu, mais de ce qu’il appelle – avec l’existentialisme personnaliste dont il est le porte-parole – l’auto-transcendance de l’HOMME Jésus. Pour lui, l’important n’est pas que Marie soit la mère de Dieu (selon la formule consacrée), ou que la Vierge soit exaltée, mais qu’elle est, en la personne de Jésus-Christ, la mère de l’HOMME, HOMME que l’incarnation exalte souverainement, manifestant ainsi ce que Jean-Paul appelle assez bizarrement « la transcendance de l’homme ». Nous pouvons ainsi mieux comprendre Paul VI déclarant solennellement, dans son discours de clôture du Concile Vatican II :

« Nous, plus que quiconque avons le culte de l’homme ».

Mais tout ceci n’est qu’une parenthèse. Il est clair que nos théologiens luthériens allemands sont attirés par l’enseignement traditionnel de l’Église romaine sur le rôle de la vierge Marie dans la piété du chrétien et dans la vie ecclésiale. Mais en ce faisant ils renient l’héritage de la Réformation et l’enseignement clair des Saintes Écritures.

IV.  Il se peut bien que de nombreux miracles se soient produits à Lourdes et ailleurs. Mais rien ne prouve que ces miracles soient dûs à l’intercession de Marie. La Révélation biblique ne nous donne aucun exemple de miracles obtenus par l’intercession de personnes déjà dans l’au-delà. Par ailleurs, les miracles opérés par les apôtres rendent toujours et uniquement gloire à Dieu. Certes, Dieu répond souvent à nos prières, même quand leur forme est infirme. Nous ne savons souvent pas comment nous devrions prier. Il regarde à notre foi. Marie elle-même nous incite à obéir en toutes choses à Dieu, à son Fils Jésus-Christ, tant par son exemple : « Voici la servante du Seigneur ; qu’il me soit fait selon ta parole. » (Luc 1:38), que par ses recommandations : « Faites tout ce qu’il vous dira » (Jean 2:5). Jésus-Christ ne nous a jamais enseigné de nous adresser à sa mère ou aux « saints », mais de nous tourner toujours directement vers le Père et lui faisant nos requêtes, par l’Esprit-Saint, et au seul nom – c’est-à-dire par la seule médiation – de Jésus-Christ.

En vérité, en vérité, je vous le dis, ce que vous demanderez au Père, il vous le donnera en mon nom. (Jean 15:23)

Tout ce que vous demanderez en mon nom, je le ferai, afin que le Père soit glorifié, dans le Fils. Si vous demandez quelque chose en mon nom je le ferai. (Jean 14:13-14)

V.  A la suite des traditions de l’Église orthodoxe d’Orient et de l’Église catholique romaine, nos théologiens luthériens d’Allemagne accordent à Marie un rôle grandiose qu’on ne l’a jamais vu jouer sur la terre. Toute sa vie terrestre fut un exemple de soumission, d’humble obéissance et de fidélité. Ni le proto-Évangile (Genèse 3:15), ni Apocalypse 12 ne peuvent être utilisés pour donner un rôle spectaculaire à Marie dans l’histoire du combat entre Christ et Satan. En fait, rien dans la Bible ne justifie le rôle attribué à Marie par l’Église catholique.

VI.  La réponse de Dieu à l’incrédulité du monde a toujours été la même, car Dieu ne change pas (Jacques 1:17). En Dieu il n’y a pas l’ombre d’un changement. Lorsque le riche de la parabole demande à Abraham d’envoyer Lazare avertir ses frères incrédules du sort épouvantable qui les attend dans les flammes éternelles, Abraham répond :

Ils ont Moïse et les prophètes (c’est-à-dire la Bible), qu’ils les écoutent… S’ils n’écoutent pas Moïse et les prophètes, (c’est-à-dire la Révélation biblique, acte miraculeux par excellence), ils ne se laisseront pas persuader, même si quelqu’un (Marie ou un « saint » ?) revenait d’entre les morts. (Luc 16:29-31)

VII.  Comme l’enseigne clairement la tradition catholique, les faits apparemment surnaturels (révélations, apparitions, miracles, etc.) ne sont pas ipso facto authentiques, car, outre les illusions et les fraudes, les mauvais esprits peuvent contrefaire tous les phénomènes miraculeux pour la séduction des fidèles imprudents ou téméraires. L’apôtre Paul enseignait cette vérité aux Corinthiens,

Ces hommes-là sont de faux apôtres, des ouvriers trompeurs déguisés en apôtres de Christ. Et cela n’est pas étonnant, car Satan lui-même se déguise en ange de lumière. (II Corinthiens 11:13-14)

Saint Jean de la Croix est très prudent dans ce domaine, avertissant les croyants sur les dangers des expériences spirituelles sensibles aisément contrefaites par celui, le diable, qui est menteur de nature. (Œuvres spirituelles de Saint-Jean de la Croix, Seuil, Paris, 1971).

VIII. Mais il y a davantage encore. Des miracles, permis et opérés au nom du Christ (mais de quel Christ s’agit-il?) peuvent servir à éprouver les chrétiens pour mettre en lumière s’ils aiment Dieu lui-même plus que les bienfaits qu’ils reçoivent de lui. Jésus-Christ avait des propos particulièrement sévères pour ceux qui effectivement opéraient des miracles et des prodiges en son nom et par sa puissance mais n’obéissaient pas aux commandements de Dieu.

Beaucoup me diront en ce jour-là : Seigneur, Seigneur ! N’est-ce pas en ton nom que nous avons prophétisé, en ton nom que nous avons chassé des démons, en ton nom que nous avons fait beaucoup de miracles ? Alors je leur déclarerai : Je ne vous ai jamais connus, retirez-vous de moi, vous qui commettez l’iniquité. (Matthieu 7:21-23)

De tels avertissements se trouvaient déjà dans l’Ancien Testament. Moïse dit aux croyants de toutes les époques ces paroles solennelles :

S’il se lève au milieu de toi un prophète ou un visionnaire qui t’annonce un signe ou un prodige dont il t’a parlé en disant : Rallions-nous à d’autres dieux – (des dieux) que vous ne connaissez pas – et rendons-leur un culte ! Tu n’écouteras pas les paroles de ce prophète ou de ce visionnaire, car c’est l’Éternel, votre Dieu qui vous met à l’épreuve pour savoir si vous aimez l’Éternel, votre Dieu, de tout votre cœur et de toute votre âme. Vous vous rallierez à l’Éternel, votre Dieu, et vous le craindrez, vous observerez ses commandements, vous obéirez à sa voix, c’est à lui que vous rendrez un culte, et vous vous attacherez à lui. (Deutéronome 13:2-5)

IX.  Ainsi l’existence des miracles et des révélations de Lourdes, de la Salette, de Garabandal, etc., ne peut en aucun cas constituer la preuve miraculeuse de l’enseignement non-biblique de la tradition romaine relatif au rôle que jouerait Marie aujourd’hui dans l’histoire. Notre époque est caractérisée par l’apparition d’innombrables signes « surnaturels » (plutôt des signes « préternaturels » pour utiliser le terme catholique si approprié pour désigner des miracles diaboliques) qui attirent des foules de gens qui ne veulent rien savoir des révélations authentiques de Dieu contenues dans la Bible. Paul disait déjà que les Grecs cherchaient la science et que les Juifs voulaient des miracles, mais lui, il prêchait :

Christ crucifié, scandale pour les Juifs (ces gens si religieux qui veulent se passer de la foi) et folie pour les païens (qui ne voient rien au-delà du rationalisme positiviste le plus aveugle), mais pour ceux qui sont appelés, tant Juifs que Grecs, Christ, puissance de Dieu et sagesse de Dieu. (I Corinthiens 1:23-24)

Dans sa deuxième lettre aux Thessaloniciens, Paul nous dit que la fin de l’âge qui va de l’Incarnation du Fils de Dieu à son retour en gloire, verra l’apparition d’une apostasie générale qui préludera à la manifestation de l’homme sans loi, de l’antéchrist, que le Seigneur détruira du souffle de sa bouche lors de son retour en gloire. Cette époque néfaste, qui ne ressemble que trop à ce que vit le monde moderne depuis la Révolution française, sera caractérisée, nous dit encore Paul, par des miracles et des prodiges trompeurs.

L’avènement de l’impie se produira par la puissance de Satan, avec toutes sortes de miracles, de signes et de prodiges mensongers, et avec les séductions de l’injustice pour ceux qui périssent, parce qu’ils n’ont pas reçu l’amour de la vérité pour être sauvés. Aussi Dieu leur envoie une puissance d’égarement, pour qu’ils croient au mensonge, afin que soient jugés ceux qui n’ont pas cru à la vérité, mais qui ont pris plaisir à l’injustice. (II Thessaloniciens 2:9-12)

L’apôtre Jean, dans le treizième chapitre de l’Apocalypse, nous parle aussi de phénomènes semblables qui accompagneront l’apparition de la puissance antichrétienne d’un super-état opposé à Dieu et dont les partisans auront le pouvoir d’opérer des grands signes par lesquels ils séduiront tous les habitants de la terre à l’exception des fidèles, de ceux qui gardent la foi en Jésus et l’obéissance aux commandements de Dieu. Pour nous qui ne voulons pas nous courber devant de tels impiétés, blasphèmes et iniquités, il n’est qu’un seul chemin, celui de la croissance dans la sanctification. Pour ceux qui refusent les révélations de Dieu contenues dans la Sainte Écriture, il ne peut y avoir qu’un endurcissement croissant.

Que Dieu nous aide à nous sanctifier corps, âme et esprit et qu’il nous aide à résister à toute espèce d’impureté, physique, psychologique et doctrinale, et surtout à rejeter toute souillure spirituelle, pour que nous soyons gardés irrépréhensibles pour l’avènement de notre Seigneur, Roi et Sauveur, Jésus-Christ.

Jean-Marc Berthoud

Lausanne, le 27 septembre 1986